Aujourd’hui, petite réflexion métaphysique sur l’anglais.
Je me demande parfois comment j’aurais fait si je ne m’étais pas mis à l’anglais dès mon plus jeune âge, et surtout on va dire dès mes 2 années de classe préparatoires.
Car je reviens un peu en arrière et je me vois, là, à m’enfiler du vocabulaire comme on gave une oie (pour le foie gras de Noël n’est-ce pas ?). Durant ces deux années (entre 2004 et 2006), j’ai emmagasiné énormément de vocabulaire et de connaissances en anglais, et je suis vraiment content d’avoir fait cela à cette époque. A part les cours et quelques magazines, je n’étais pas forcément confronté à la langue anglaise de manière régulière. Arrivé en école de commerce, j’ai choisi le cursus anglophone de l’ESC Lille nommé IMiM, et les débuts ont été très difficiles : il fallait rester attentif alors que tous les cours étaient donnés en anglais, ce qui changeait quand même énormément par rapport à quelques heures d’anglais par semaine, et je me souviens de moment où c’était vraiment difficile de suivre. Surtout quand on découvrait un nouveau cours avec un professeur venu de Newcastle et dont l’accent était très dur à comprendre.
Mais aujourd’hui tout a changé …
Je ne dis pas que du jour au lendemain je me suis mis à parler anglais comme un natif, car ce n’est vraisemblablement pas le cas. Mais je ne sais pas, je n’ai plus cette appréhension quand on me dis qu’un site est en anglais, qu’une présentation est en anglais, qu’un outil n’est disponible qu’en anglais.
Et je dois dire que ça fait bien plaisir, car, il ne faut pas se voiler la face, cela devient de plus en plus difficile de trouver une information complète si on ne maîtrise pas l’anglais (ou c’est moi qui ne sait plus chercher qu’en anglais). Il faut aussi dire que le domaine du web est très anglophone, comme le marketing ou autre (il n’y a qu’à voir qui a écrit les grands livres sur le marketing ou internet, la majorité est anglophone). Je trouve énormement de sites internet en anglais de qualité sur les thèmes qui m’intéressent : que ce soit autour de la photo, du marketing, du monde de l’Internet, des nouvelles technologies, des startups. Bref, le contenu anglais ne manque vraiment pas.
D’ailleurs, en surfant sur pas mal de blogs/sites anglophones, je me suis rendu compte que c’était de là que venaient beaucoup de news qui étaient publiées sur les sites/blogs français. C’est quand même marrant de voir que de nombreux sites bien connus en France, et qui sont très bien vus, ne font que partir à la pêche aux informations sur les sites américains… Un exemple phare est TechCrunch FR, qui ne fait souvent que reprendre en français les articles de TechCrunch US, en ajoutant bien sûr quelques articles locaux. Mais ça tout le monde le sait.
Alors à l’ère de l’information, je me dis qu’il fait vraiment bon parler et comprendre l’anglais pour avoir les sources de première main.
Mais qu’en sera-t-il demain, avec le chinois ou l’espagnol qui risquent de détrôner la langue de Shakespeare comme langue des affaires ?
Entierement d’accord!! D’ailleurs un bon exercice pour s’entrainer c’est de regarder les films et les séries en anglais (en Sous titres francais d’abord, puis en sous titres anglais quand on commence a etre à l’aise et enfin direct en anglais). Ca aide beaucoup pour s’entrainer à entendre et comprendre l’anglais parlé. Car comme dirait Gad, on utilise pas toujours « Oh it’s raining today!! Where is my umbrella ? »