Je vous avais parlé du film Slumdog Millionaire sans aborder la musique présente dans ce film. Sacrilège, car la bande son vaut vraiment le détour.
Je me rattrape donc en vous proposant d’écouter les chansons présentes dans le film, aux sonorités indiennes comme vous pouvez vous en douter. J’ai eu beau essayer de choisir mes chansons préférées parmi les suivantes, mais impossible de les départager. Elles ont toutes un petit style qui les rend très spéciales. Je reste quand même vraiment fan de la dernière, Jai Ho, qui s’accorde avec une choré à la fin du film (oui c’était ça la petite surprise dont je vous parlais la dernière fois).
Avant de vous parler de Walkyrie (Valkyrie en anglais), voici le synopsis pour ceux qui n’en auraient pas encore entendu parler :
S’il a toujours été un fidèle serviteur de son pays, le colonel Stauffenberg s’inquiète de voir Hitler précipiter l’Allemagne et l’Europe dans le chaos. Comprenant que le temps presse, il décide de passer à l’offensive : en 1942, il tente de convaincre plusieurs officiers supérieurs de la nécessité de renverser Hitler. Un an plus tard, tandis qu’il se remet de ses blessures de guerre, il rejoint la Résistance allemande pour mettre au point l’Opération Walkyrie destinée à éliminer le Führer.
Alors qu’il n’était au départ qu’un des nombreux conspirateurs, Claus von Stauffenberg se retrouve bientôt en première ligne : c’est lui qui devra assassiner Hitler…
Ce film historique a été réalisé par Bryan Singer, qui a déjà plusieurs blockbusters a son palmarès : Usual Suspect, X-Men (I et II), Superman Returns … Ce n’est donc pas un débutant. Et il arrive à bien s’entourer dans ce film avec Tom Cruise et bien d’autres acteurs dont je ne connais pas les noms mais dont les visages me sont inconnus.
Passons au film en lui même. Si vous avez lu le synopsis juste au dessus, vous saurez que ce film est historique, grave et dramatique, car son thème l’impose. Ce film de résistance est plein de suspens et de tensions. On retrouve encore une fois Tom Cruise au meilleur de sa forme (je parle de sa forme d’acteur, vous verrez pourquoi dans le film) et se glisse de la plus belle des manières dans le personnage du colonel Stauffenberg, un allemand qui aime son pays et ne veut pas voir Hitler tout détruire.
En regardant ce film, j’ai pensé au film allemand La Chute (Der Untergang) sorti en janvier 2005. Ce film racontait l’agonie du IIIème Reich en avril 1945, et de nombreuses ressemblances apparaissent, surtout par rapport aux lieux (Berlin des années 1944-1945), mais ça doit être normal, ils ont tous les deux reconstruits à partir des mêmes archives.
En tout cas, si vous appréciez les films historiques, celui-ci est une perle, car le plus dur dans ce genre de film, c’est de ne pas en faire trop, rester dans les lignes de l’histoire…
Le seul point négatif et j’insiste vraiment sur ça : l’anglais.
Je suis allé voir le film en version originale. Au début, les termes allemands et anglais s’entremêlent, un officier allemand parle allemand (quoi de plus normal), et là dans la salle tout le monde commence à se poser des questions. « C’était pas censé être en anglais ? », « Ah je vais m’endormir s’ils parlent allemands »… Quelques scènes plus tard, l’allemand laisse la place à l’anglais, et c’est là que tout prend une autre forme…
Les anciens films historiques, même produits par des français ou des américains (par exemple Le Jour le Plus Long), reprenaient bien la rupture allemand/anglais pour séparer les deux camps. Et là, le film est en anglais, je trouve que ça dénote complètement avec l’histoire. Pourquoi n’avoir pas joué la carte de l’authenticité en faisant jouer des acteurs sachant parler l’allemand (c’est rare je sais mais ça se trouve) ? Au lieu de ça, l’anglais m’a brouillé les pistes. Mais bon, je crois que c’est un détail et que beaucoup d’autres personnes ne vont même pas y penser, alors passons.
Et avant de terminer, un petit hommage à Richard Wagner avec ses Walkyries :
Voici une vidéo de New York City pas comme les autres, loin des visions ultra-rapides que le cinéma fait de la ville, et c’est ce côté décalé qui fait toute la beauté de cette vidéo en slowmotion de Vicente Sahuc.
Le slow-motion est encore une fois très impressionnant, mais ce qui m’impressionne encore plus c’est que cette vidéo a été réalisé avec un matériel « amateur », le Casio EX-F1. C’est un appareil photo bridge qui permet de faire de la vidéo Full HD (vous avez peut être déjà vu plusieurs vidéos montrant le potentiel de cet appareil sur le blog de Gonzague (ici et là). On est loin des caméras professionelles, mais pourtant le résultat est au rendez-vous.
Quelques astuces qui font aussi la différence : Vicente Sahuc a utilisé un Steadicam Merlin qui permet de stabiliser la caméra et de fluidifier les mouvements. A cela s’ajoute de simples rollers pour faire les travellings, et un traitement sous Premiere.
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