Lorsque je lis mon Kindle, il y a quelque chose qui pourrait me gêner si j’étais amené à parler du livre que je lis à une autre personne qui possède elle le livre en papier : le nombre de pages.
Avec l’arrivée des liseuses électroniques (ou E-Reader) le point de repère qu’était le numéro de la page a disparu. Certains constructeurs proposent encore de présenter le livre comme une succession de pages, mais ce n’est qu’une apparence.
En effet, le numérique apporte au papier une flexibilité nouvelle, dans la taille de caractères notamment, permettant à tout un chacun de « personnaliser » son livre à la lecture. Si vous voulez que le texte soit plus gros, vous aurez donc plus de pages à lire (c’est ce que propose iBooks d’Apple, qui adapte le nombre de pages à la taille de caractère) et inversement. Le nombre de pages n’est donc plus fixé.
Le Kindle, quand a lui, propose une barre de progression nous indiquant le pourcentage du livre que nous avons lu. Par exemple, je peux dire à un ami : je suis à 30% de mon livre, mais je ne peux pas lui indiquer de page précise car cela ne correspond à rien par rapport au livre papier. Les seuls repères sont donc les chapitres.
Voilà, c’est un petit clin d’oeil aux lecteurs de livres papiers que je fais là, d’ailleurs je viens de commencer un nouveau livre papier (il faut alterner parfois) qui n’est d’autre que le dernier livre de Pierre Kosciusko-Morizet, Priceminister : Toutes les entreprises ont été petites un jour.


C’est, en effet, l’évolution qu’il faut accepter. Parler en pourcentage de notre lecture d’un livre est assez triste. Vive le papier !