Samedi matin, j’ai fait une belle rencontre en arrivant à la Gare du Nord. Descendu de mon train, mon lacet était défait et une rangée de banc en face de moi m’invitaient à le refaire. Alors que j’allais reprendre ma route, je suis tombé nez à nez avec un livre en relevant les yeux. Il était là, posé sur un banc anti-clochard : le Livre perdu, de Mehdi Omaïs. Le titre était bien trouvé et la couverture du livre mettait sa propre condition en abîme : un livre posé sur un siège dans une station de métro parisien presque vide.
Rencontre fortuite ? Je ne crois pas, car en regardant la 2ème de couverture, je découvre un message manuscrit de l’auteur ainsi qu’une explication sur le fait que ce livre se trouve ici, sur ce banc.
Le mot de l’auteur :
A vous, inconnu(e),
Vous venez de trouver ce livre ! Il vous appartient désormais. Heureux de partager mon aventure littéraire avec vous !
Chaleureusement,
Mehdi
Et à côté, un message de l’équipe Editeurs et Auteurs Associés qui m’explique que ce livre numéroté a été abandonné dans le cadre d’une opération spéciale soutenue par la SNCF/Gares et Connexions pouvant me faire gagner un séjour pour deux personnes au Sénégal si j’ai trouvé le livre au numéro gagnant (N°20 pour moi, et ce matin je découvre que le numéro gagnant est le N°25
).
Ca tombe bien, j’ai encore plus de 3h30 de transports avec la SNCF et la RATP dans le weekend, de quoi me permettre de lire et finir ce livre qui a su me tenir en haleine jusqu’à la fin.
L’histoire nous replonge au moment des attentats du RER B à St Michel. Hassan Delcroix, étudiant et écrivain en devenir, découvre dans une librairie parisienne Le Gouffre des coeurs, un livre sénégalais qui va changer son existence. C’est parce qu’il a été plongé dans la lecture de ce livre qu’il a évité (raté) le train qui allait exploser dans l’attentat, mais en se réveillant après avoir été inconscient dans les couloirs du métro, son livre a disparu. Ce livre est devenu une fixation pour lui, et il va tout faire pour essayer de le retrouver.
Je ne vous en dit pas plus, mais j’ai vraiment apprécié ce livre et cela faisait longtemps que je n’avais pas été accroché à un livre au point de le terminer en un seul jour. Heureusement pour moi, pas d’attentat dans mon train ou RER.
Avant de terminer, je voulais également parler de la collection Editeurs et Auteurs Associés dans laquelle a été publié ce livre. Cette collection des Editions Alphée offre aux internautes la possibilité d’être coéditeurs d’ouvrages qui sortiront en librairie.

Pour être coéditeur et suivre les différentes étapes de l’édition d’un livre, vous pouvez investir dans un livre et pourquoi pas gagner de l’argent grâce au succès de ce livre. Je ne sais pas si les gains seront importants, mais l’idée est bonne et permet comme le dit les Editions Alphée de « créer une nouvelle économie participative pour favoriser la culture et développer les relais des lecteurs passionnés par le livre, sa communication et son devenir ».
De manière plus technique, je ne sais pas trop comment cela se passe, mais je vais me renseigner, c’est intéressant de voir que des éditeurs se bougent pour innover.
Au fait, le livre de Mehdi Omaïs est disponible sur Amazon.


Très intéressante, cette idée de livre abandonné. Et puis, savoir que les éditeurs se bougent face au « numérique », c’est encourageant