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Test du Kindle 2, le livre électronique d’Amazon

kindle 2

Voilà maintenant plus d’une semaine que j’ai entre les mains le Kindle, le livre électronique d’Amazon qui fait beaucoup parler de lui en ce moment (Le Kindle et la grande intox de Noël). Je vais essayer de vous faire un petit compte rendu détaillé de ces premiers jours d’utilisation, où j’ai mis le Kindle à rude épreuve étant donné que j’ai eu beaucoup de temps pour l’utiliser en voyage ou à la maison.

Le Kindle, qu’est-ce que c’est ?

Le Kindle est le dernier livre électronique d’Amazon. Actuellement, c’est la deuxième version qui est disponible à la vente, sur Amazon US (mais il est possible depuis octobre 2009 de se le procurer dans plus de 100 pays, dont la France).

Edit : le Kindle est désormais disponible en France pour 99 euros, une aubaine ! Profitez-en.

La commande sur Amazon US est très facile, il suffit d’utiliser son compte français et de se faire délaisser de 255 euros (au taux de change actuel), et 3 jours plus tard votre Kindle arrive chez vous.

amazon-kindle-2

Ce qu’il y a dans la boîte ?

  • Un Kindle (si si c’est vrai)
  • Un câble USB pour brancher le Kindle à son ordinateur (au format micro-B)
  • Un adaptateur secteur aux normes américaines pour recharger son Kindle sans passer par l’ordinateur. Dommage qu’Amazon n’ait pas pensé aux européens et autres pays qui ne partagent pas cette norme en ouvrant la vente de leur Kindle à l’étranger.

Le Kindle est un bel objet technologique, quoi qu’on en dise. Voici quelques informations le concernant.

L’écran

L’écran du Kindle possède une diagonale de 6 pouces (15,24 cm) avec une technologie d’encre électronique E Ink. Cette technologie permet d’obtenir un rendu d’écran similaire au papier. Pas de fatigue des yeux, pas de reflet grâce à l’écran mat ni de problème lié au soleil comme sur les écrans de portables. L’écran est vraiment étonnant tant il est clair et retranscrit bien la sensation de lire du papier. Il faut l’avoir dans les mains pour comprendre.

kindle face

La résolution est de 600 x 800 pixels à 167 ppp, avec 16 niveaux de gris, permettant de retranscrire avec brio les images (rares) qui s’affichent sur le Kindle.

Etant donné que l’affichage ne consomme pas d’énergie (seul le changement de page et la connexion 3G en consomme), lorsque vous mettez votre appareil en veille, un fond d’écran apparaît, avec des portraits d’auteurs. Une bonne idée au lieu d’avoir un écran blanc lorsque le Kindle est éteint.

Prise en main de l’appareil

L’appareil fait 20,3 cm de hauteur pour 13,4 cm de largueur, et 9,1 mm d’épaisseur. Ca tient bien dans la main et le Kindle est vraiment très fin (voir la photo ci-dessous avec le crayon. Il pèse un peu moins de 300 grammes, ce qui est appréciable quand on sait que sa mémoire est de 2 Go (en interne, soit 1,4 Go disponible pour le contenu), et peut donc contenir jusqu’à 1500 livres (selon Amazon).

kindle pencil

En pratique, un livre de 300 pages fait entre 500 et 800 Ko, donc il est possible de faire rentrer beaucoup de livres sur le Kindle, surtout que les images sont très rares (ce qui pèse le plus lourd).

En terme d’autonomie, on sent vraiment qu’Amazon a mis le paquet grâce à sa nouvelle technologie d’encre électronique. Après l’avoir chargé et utilisé pendant une semaine de manière régulière (plusieurs heures par jour, avec et sans connection 3G), il me reste encore la moitié de la batterie. Amazon annonce une autonomie d’une semaine avec la 3G activée, et je pense que c’est quand on s’en sert beaucoup.

Kindle street

Comment télécharger un livre ?

Pour télécharger un livre sur son Kindle, il y a deux options : utiliser la connexion 3G intégrée à l’appareil (sans coût supplémentaire) pour naviguer sur le Kindle Store et commander vos livres grâce à la technique 1-Click d’Amazon. Vous pouvez naviguer parmi les meilleurs ventes, les catégories, etc. Il n’y a donc pas besoin d’avoir un ordinateur pour utiliser son Kindle.

Vous pouvez également accéder de votre ordinateur à votre compte Amazon US et commander votre livre en version Kindle à partir de l’ordinateur. Le livre sera automatiquement téléchargé sur votre Kindle dès que vous l’allumerez (à condition d’activer la 3G).

Il existe des applications Kindle pour PC et iPhone (celles pour Mac et BlackBerry arrivent bientôt), mais je ne les ai pas testé. A mon avis il est possible de récupérer sa bibliothèque et de lire le livre sur ces périphériques. Si vous perdez votre Kindle, tous les livres achetés sur le Kindle Store sont sauvegardés en ligne, donc pas de soucis à ce niveau.

En terme de navigation, c’est très simple : un bouton pour aller à la page suivante, un autre pour aller à la page précédente, un bouton « Home », et une option très pratique qui permet d’avoir la définition d’un mot, tirée du dictionnaire The New Oxford American Dictionary. Pour ceux qui ont quelques problèmes de vocabulaire en anglais, c’est parfait ! Il est également possible de sélectionner des bouts de livres, de les annoter et de les sauvegarder pour pouvoir les réutiliser plus tard. J’apprécie beaucoup cette option qui permet de mémoriser des passages de livres qui pourraient être utiles pour un travail, ou tout simplement afin de mémoriser une citation.

Quels livres acheter ?

Le Kindle pioche dans le catalogue de livres disponibles sur Amazon.com au format Kindle, soit plus de 390 000 ouvrages disponibles, et la quasi totalité des bests sellers sélectionnés par le New York Times.

Il est également possible de s’abonner à des journaux (en France, seuls le Monde et les Echos sont disponibles). J’ai testé pendant une semaine Le Monde, c’est sympa d’avoir les articles sur son Kindle mais je trouve pas ça si génial : aucunes photos dans les articles et on ne peut pas indiquer si on a déjà lu ou pas un article (comme sur l’application Le Monde présente sur iPhone par exemple). Pour information, l’abonnement est de 28 dollars pour Le Monde et de 20 dollars pour Les Echos.

Le Kindle a le mal français

Voilà la grande faiblesse, si on pourrait dire, du Kindle : il n’y a pas assez de livres disponibles en langue française à l’heure actuelle. La majeure partie des livres sont en anglais, ce qui pose un réel problème à ceux qui ne peuvent pas lire en anglais et qui ne souhaitent pas se contenter des classiques de la langue française (pour caricaturer, mais on en est pas loin). Il faudra donc attendre pour ceux-là qu’Amazon daigne élargir son catalogue avec des accords avec des éditeurs français.

De la musique sur mon Kindle

Le Kindle permet, pour les livres compatibles, d’utiliser l’option Text-to-Speech, qui permet au Kindle de vous lire le livre grâce à sa sortie audio stéréo jack 3.5 mm ou à l’haut-parleur stéréo intégré à l’arrière de l’appareil. En anglais, c’est agréable, mais le robot a du mal à lire le français. Un gadget pour certains, mais c’est pratique pour les mals-voyants ou ceux qui veulent faire une pause dans la lecture tout en continuant d’écouter l’histoire (dans son lit par exemple ?).

Il est également possible de mettre des vrais morceaux de musique sur son Kindle, grâce à une option expérimentale mise au point par Amazon. Il suffit de copier ses morceaux de musique dans le dossier « music » sur votre Kindle (en le branchant en USB) et pour écouter la musique il faut presser les touches « Alt » + « Espace » (pour lecture et pause) et « Alt » + « F » pour passer au morceau suivant. Le son se règle sur la tranche de l’appareil. C’est basique mais ce n’est pas une option définitive.

Text-to-Speech est également parmi ces options « experimentales » donc on peut s’attendre à des modifications avec les mises à jour à venir. J’attend Amazon sur ce point, car ces petites options pourront lui permettre de sauver le Kindle face aux autres constructeurs qui développent des produits plus « ouverts » (comme le Nook de Barnes and Noble qui est sous Android).

Des livres gratuits et des PDFs sur mon Kindle

Et bien oui, le Kindle n’est pas si fermé que cela. Le Kindle supporte les formats suivants : Kindle (AZW), TXT, Audible (Audible Enhanced (AA, AAX)), MP3, MOBI sans protection, PRC en natif ; PDF, HTML, DOC, JPEG, GIF, PNG, BMP après conversion.

Parmi ceux-là, on peut trouver le format MOBI sans protection, qui est un format de livre électronique. Si vous vous rendez sur le site Feedbooks vous pouvez télécharger de nombreux oeuvres qui sont tombées dans le domaine public, ainsi que des livres de jeunes auteurs, tout cela gratuitement. J’ai essayé, il suffit de les mettre dans le dossier « documents » sur le Kindle, et ça marche, il les reconnaît très bien. Il y a quelques livres en français particulièrement intéressants.

Normalement Amazon nous indique que les PDFs que l’on veut mettre sur son Kindle doivent passer par leur vérification (pour contrôler les droits d’auteurs), mais j’ai réussi à mettre des fichiers PDFs directement sur le Kindle (avec la même manipulation qu’au dessus), et ça marche parfaitement. J’ai essayé avec un manga trouvé dans un coin, ça marche également, mais là l’image est limite pour la lecture (on reste sur un écran optimisé pour le texte, pas pour les images).

C’est bien beau tout ça, mais est-ce que c’est économique d’acheter un Kindle ?

Pour terminer mon test, je vais insister sur un point qui est abordé très souvent quand on parle du Kindle : son prix. Oui, le Kindle est cher avec ses 255 euros, de quoi s’acheter de nombreux livres directement chez Amazon ou chez votre libraire préféré. Mais sur le long terme, est-ce que le Kindle est une bonne affaire ?

J’aborderai plusieurs points :

  • le Kindle ne vous évitera pas de payer pour vos livres, mais les versions Kindle de vos livres sont moins chères que les versions papiers. C’est normal d’un côté et on aimerait que le tarif soit encore moins cher pour un contenu dématérialisé, comme sur l’iTunes Store d’Apple. En faisant une petite estimation, disons que le Kindle est réservé aux gros lecteurs qui lisent entre 3 et 5 livres par mois, soit entre 36 et 60 livres par an. Si le livre coûte 15 dollars (un prix assez souvent présent pour les livres à couverture rigide sur Amazon), et que l’édition Kindle coûte 11 dollars (soit 4 dollars de différence), ça fait une économie entre 144 dollars pour la moyenne basse, et 240 dollars pour la moyenne haute sur une année. Ce n’est qu’une estimation mais cela permet de vous montrer que le Kindle ne sera pas rentabilisé rapidement, mais au vue de ses avantages (poids, disponibilité, achat d’un livre de n’importe où, etc.), cela vaut un petit investissement de base.
  • le Kindle est écologique pour les gros consommateurs : au lieu d’acheter des livres en papier, ils achètent des bytes qui transitent via la 3G. CleanTech Group a fait une étude à ce sujet et leur rapport est intéressant. Selon eux, les émissions de carbone dues à la production d’un Kindle sont compensées au bout de la première année d’utilisation, en moyenne. A partir de là, chaque année d’utilisation du Kindle permet d’éviter le rejet de 168 kg de C02, correspondant à la production et à la distribution de 22,5 livres par ans (une fourchette très basse par rapport à mon estimation plus haut, mais il fallait prendre des chiffres). Cette étude semble réaliste car les utilisateurs de Kindle seront des personnes qui consomment plus de livres et de journaux que la moyenne.
  • si l’éducation s’intéresse au livre électronique (dans la continuation du cartable électronique), il se peut que le livre électronique prenne une place encore plus grande auprès des éditeurs, ce qui permettrait d’améliorer sa commercialisation en baissant son prix (qui reste assez élevé, même après avoir fait un calcul savant un peu plus haut).

Au final, le Kindle est et restera un produit de niche, qui a certes de nombreuses qualités mais encore quelques défauts qui seront corrigés avec les évolutions suivantes. Amazon a cependant effectué une belle percé dans ce marché, et même si les concurrents arrivent, le retard accumulé ne jouera pas en leur faveur et les forcera à développer des produits vraiments innovants et correspondants aux attentes des lecteurs. Bref, un mécanisme de concurrence comme nous consommateurs nous les aimons.

Voilà pour ce test, si vous avez des questions en particulier auxquelles je n’ai pas répondu dans cet article, n’hésitez pas à laisser un commentaire, j’essayerai de rajouter la réponse dans l’article directement.

12 Comments

  1. oui, mais tu ne pourras jamais remplacer l’objet du livre, le touché du papier, et le plaisir de voir la poussière tomber sur une belle collection de bouquin dans une grande bibliothèque… pouvant ainsi étaler devant tes invités l’étendu de ta culture littéraire…

  2. Pingback: Les livres nous racontent une histoire – NZ Book Council | Damiblog.fr

  3. Pingback: Blog de Maël Racapé » L’iPad … en fait ça sert à quoi ?

  4. J’utilise cet outil depuis plusieurs mois et je le trouve génial . Le confort visuel est incroyable, on peut acheter un livre à n’importe quel instant sans avoir besoin d’un ordi, on peut télécharger de nombreux bouquins gratuits , mettre de la musique, se faire lire l’histoire grâce au  »text to speech » ,se créer un carnet de citations, fouiller dans le dico gratuit intégré …Une petite révolution … et « exit » les piles de bouquins qu’on ne sait plus où ranger quand on lit beaucoup . Bref, vous l’aviez compris : I LOVE IT !

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  9. bonjour,
    qu’en est-il de la navigation internet et de chargement mp3? quelle est la capacoté de stockage max.?
    merci,
    clt

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